dimanche 26 juin 2016

ECCLESTONE ET LE "TROU À RATS" ET À PROSTITUTION DE MONTRÉAL.


On entend souvent les montréalais vanter le multiculturalisme de leur super métropole.  Ouverte sur le monde, leur "big city" est renommée pour ses festivals internationaux et ses événements sportifs de grande envergure.  Évidemment, face aux petits "habitants" arriérés du village de consanguins de Québec, les gens de l'agglomération du maire Denis Coderre font, à leurs propres yeux, figures de géants, représentant le summum de la civilisation moderne.  À les entendre faire l'éloge de leur merveilleux coin de pays, on n'est pas étonné qu'on accourt de partout à la ronde pour visiter cet endroit idyllique.

Il faut croire que, dans leur cas, comme le dit l'adage, «on est toujours mauvais juge de soi-même».  Car la réalité montréalaise est toute autre que celle décrite par leurs prétentieux citoyens; ces arrogants qui pètent plus haut que le trou.  D'ailleurs, "trou" est sans doute le mot qui dépeint le mieux leur localité et leur situation.  Reflet et incarnation de cet état misérable, le site du Grand Prix Du Canada a été récemment qualifié de «trou à rats» par le grand patron des courses automobiles de Formule 1 Bernie Ecclestone (au centre sur la photo ci-dessus).

D'accord, ce vieux magnat de la course automobile n'est pas le plus honnête et le plus diplomate des hommes.  Mais cet octogénaire, au langage souvent brutal, est indépendant de fortune et, à son âge vénérable, il n'a pas de temps à perdre avec de la "bull shit" du genre qui lui est servi quand il vient à Montréal pour le Grand Prix.  Il a horreur des gens qui, comme Coderre et les dirigeants du Grand Prix, ne respectent pas leurs engagements ou leur contrat.  Le grand cirque de la F-1 a déjà échappé à la métropole et Ecclestone a menacé de le faire à nouveau disparaître si on ne satisfait pas les conditions qu'il avait dictées, c'est-à-dire : investir 32,6 millions de dollars pour l'amélioration des installations du circuit Gilles-Villeneuve.


On devait livrer pour 2017 la modernisation et la réfection d'infrastructures comme les paddocks, et la tour de contrôle. On devait aussi améliorer les facilités médicales, jugées inadéquates.  Rien n'a encore été fait et il est clair que l'incompétent Coderre et ses acolytes ont failli à la tâche.  Le site de l'Île Sainte-Hélène ne sera pas prêt pour l'an prochain.  On remet également en question les vraies retombées économiques de ce happening sportif.  Elles seraient deux fois importantes que les estimations galvaudées par les autorités de la ville.

Un autre genre de retombées devraient inquiéter davantage tout le monde au Québec.  Le Grand Prix du Canada, et les autres grands rassemblements liés aux événements se déroulant à Montréal, attirent dans ce trou une quantité phénoménale de touristes sexuels.  Tellement que Montréal est devenue la capitale de la traite des femmes, des adolescentes et même des enfants (filles et garçons).  Pour les nombreux gangs de rue de la métropole, l'exploitation sexuelle et le proxénétisme sont maintenant plus payants et moins dangereux que le trafic de stupéfiants.  Il existe pourtant des lois qui criminalisent ces pratiques, mais on ne les fait pas respecter.

Per capita, en Amérique du Nord, c'est à Montréal qu'il se "vend" le plus de femmes et d'ados.  De la vulgaire marchandise à bas prix, étant donné l'abondance des recrues.  Il y a pas moins de 420 endroits où l'on vend du sexe à Coderre-ville : salons de massage, bars, motels, forment un immense bordel...  On peut s'acheter une pute comme on commande une pizza, avec la garniture et les "extra" désirés.  Ces pauvres objets de commerce sont de plus en plus jeunes, quatorze-quinze ans, parfois moins.


Dernièrement, à Laval, des filles ont fugué du Centre Jeunesse.  Les gens du service de police de Montréal pensent qu'elles sont justement allées se prostituer durant le Grand Prix, pour faire de l'argent facile.  Tombées dans les griffes des proxénètes des gangs de rue, elles courent de graves dangers : violence, toxicomanie, maladies et même la mort.

Même celles qui sortiront de cet enfer seront marquées à vie.  Un peu comme ces soldats victimes d'un choc post-traumatique, elles feront des cauchemars et auront du mal à retrouver l'équilibre.  Elles traîneront leur passé comme un boulet de honte.  Leur estime de soi en souffrira à jamais.  Des vies détruites, dans bien des cas.

Autrefois, au Québec, dans les années 40 et 50, au temps de la "grande noirceur" et de la main mise du clergé catholique sur la population, les parents donnaient une éducation très stricte et sévère à leurs enfants.  Il fallait absolument éviter les péchés.  Les filles, en particulier, devaient se vêtir convenablement en ne montrant pas trop de peau (les seins et les fesses encore bien moins).  Agir de la sorte, affirmaient les parents, c'était "se respecter".  Les moeurs ont bien changé et on peut rire de ces scrupules aujourd'hui.  Il n'en reste pas moins que, s'exposer comme de la marchandise, vendre son corps pour de l'argent, ce n'est pas se respecter.  Et les conséquences sont graves.

Il faut mieux éduquer nos jeunes.  C'est la principale richesse de notre société.  C'est notre avenir.  L'instruction c'est la clef de la formation et du développement humain.  Comme les lois -et les autorités chargées de les appliquer- qui sont sensées nous protéger, l'éducation doit remplir le rôle d'une sentinelle pour nous éclairer sur les choses de la vie et nous préserver des dangers qui nous guettent...  À Montréal surtout (sur trou)...

lundi 29 décembre 2014

DENIS CODERRE, LE PRINCE NU, A BIEN RÉAGI AU SACCAGE DE "SON" HÔTEL DE VILLE...


L'humanité a bien évolué depuis le moyen-âge.  Mais dans certains coins de la planète, beaucoup d'humains tentent encore de survivre, comme à l'époque des barbares.  Dans ces endroits où la cruauté de la loi du plus fort prédomine toujours, le leitmotiv quotidien, pour le commun des mortels, c'est : «sauve qui peut».  Même dans nos sociétés occidentales, dites développées et modernes, le système politique démocratique, qui nous prémunit contre le triste sort des victimes vivant dans des «républiques de bananes», connaît parfois des ratés ou des dérapages, qui nous font entrevoir le sort peu enviable qui nous attend si nous ne sommes pas assez vigilants et bons gardiens de nos institutions représentatives.

Dans cet ordre de pensée, au moment de faire le bilan de l’année 2014 qui s'achève, une image me revient sans cesse à l'esprit lorsque je me rappelle les événements qui ont marqué récemment l'histoire de Mourial.  Cette image est à la fois triste et loufoque mais bien caractéristique de la métropauvre québécoise.  Je me souviens de cette journée du 18 août quand 200 manifestants, surtout des cols bleus et des pompiers de Moronréal, ont envahi l'hôtel de ville et vandalisé la salle du conseil municipal, sous le regard impuissant du maire Denis «codinde» Coderre.  Comme c'est toujours le cas depuis la nuit des temps, quand ça va mal, ou quand il est menacé, un chef politique compte sur la force de son armée ou de sa police pour se sortir d'embarras.  Hors, cette journée-là, les policiers municipaux ne sont pas intervenus pour protéger l'infortuné Denis, sur qui pleuvaient des verres d’eau et des milliers de pages de la convention collective que ses employés estimaient avoir été violée par le maire et son administration, notamment au chapitre du respect des ententes signées pour garantir les régimes de retraite.


Que c'était drôle de voir le pauvre Coderre faire du sang de punaise et manger son mors de bride pendant que son "palais" était assiégé par une horde d'individus sans scrupule.  Dans cette atmosphère d'anarchie et de révolution, la beauté et le décorum de la salle du conseil prenaient des allures de club de nuit sordide, quand la bataille se déclenche entre ivrognes pitoyables.  Au milieu de ce désordre et de cette pagaille, avec ses quatre fesses (celles de son gros postérieur et celles qui lui servent de joues), son triple menton, son visage à deux faces (comme ceux de tous les politiciens) et sa gigantesque panse de cheval, Denis ressemblait à un prince déchu, dépouillé du moindre pouvoir : un prince NU.  Pendant ce temps, les chefs syndicaux, eux (photo ci-dessous), riaient et faisaient la fête, même si, le lendemain, après la tempête, ils juraient n'avoir transmis aucun mot d'ordre pour provoquer ce «malencontreux» dérapage.

Puisque, il n'y avait eu aucune arrestation lors de ce blitz syndical, au cours duquel trois agents de sécurité ont été blessés, des bombes fumigènes lancées aux abords de l'hôtel de ville, et des locaux de l'édifice saccagés, on a conclu que la police avait été complice des manifestants dans cette affaire entachant encore honteusement la méprisable réputation de MortYial.  Une suite logique après les émeutes reliées au club de hockey du Cacanadien et la violence des manifestations étudiantes du printemps érable, il y a quelques années.  Ouais, les Mourialaids, c'est pas du monde comme les autres...  C'est pas du monde...point !  Lors de l'assaut des syndiqués municipaux contre l'hôtel de ville, c'était étrange de voir tous ces écervelés se déchaîner ou examiner curieusement des objets de la salle du conseil.  Ils semblaient sortis tout droit de la planète des singes.


Ahhhh... quelques mois plus tard, le rapport sur les causes de ce gâchis a plutôt établi que c'est un manque de prévoyance et d’organisation, et non une connivence entre policiers et syndicats, qui explique comment on en est arrivé là.  Autrement dit, les dirigeants du service de police de Montréal ont été incompétents au lieu d'être criminels.  C’est peut-être moins grave mais ce n'est pas très rassurant pour la population de la ville ou ses dirigeants politiques...  De telles bavures policières sont devenues la norme à Moronréal.

Ce n'est pas pour rien que ces employés municipaux mécontents ont osé salir la maison du peuple de la métro pauvre et qu'ils ont même eu le culot de pourchasser le gros Coderre près de son bureau, après avoir cassé des vitres et coupé l’air climatisé.  Ce genre de démonstrations de force a souvent rapporté gros aux syndiqués.  En brassant la cabane et en faisant les fous, en 2012, les étudiants ont fait reculer le gouvernement provincial au sujet de l'augmentation des frais de scolarité.  Combien de fois, dans le secteur privé, des grèves du zèle, ou même des grèves illégales, ont fini par faire plier des employeurs, aussi importants et imposants soient-ils ?  Je ne suis pas contre les syndicats.  Sans leur présence, les patrons abusent trop souvent de leur force pour intimider et exploiter leur main-d'oeuvre.  Il faut qu'il y ait un équilibre des forces dans la société.

Le problème c'est que les employés municipaux sont les enfants gâtés du système.  Sans compter leurs avantages sociaux ultra généreux, leur rémunération globale est 38% supérieure à celle des fonctionnaires provinciaux, 17% plus importante que celle des syndiqués du secteur privé, et 47% plus élevée que celle des salariés non syndiqués du privé.  Pendant qu'une majorité de Québécois n'a même pas de régime de retraite, celui de ces privilégiés leur assure un revenu pouvant culminer à plus de $ 50 000 par année, quand ils ne seront plus au service de leurs concitoyens.  Mais, qui blâmer pour ces inégalités ?  Comme ils le rappellent, avec raison, ces gens bien traitées n’ont pas volé leurs acquis.  Ceux-ci leur ont été accordés après des négociations en bonnes et dues formes.  Souvent par des politiciens qui voulaient acheter la paix et prendre une bonne option sur leur réélection.  Essayez d'enlever les bonbons que vous avez donnés à des enfants, vous verrez comment ils vont réagir !


Quand ils crient au vol, en particulier contre les maires de Montréal et de Québec,  ces employés municipaux n’ont pas tort, même si leurs moyens de pression brutaux leur a mis à dos les payeurs de taxes.  Si leurs régimes de retraite sont autant déficitaires, c'est parce que les dirigeants de certaines municipalités ont pigé dedans pour colmater les trous béants de leurs budgets, résultant de leur mauvaise administration et de leurs folles promesses pour se faire élire.  La loi 3 qui impose l'obligation que ces déficits soient comblés à part égale par les municipalités et leurs employés, est elle-même le fruit d’un nouveau rapport de force entre le gouvernement provincial et la nouvelle alliance Québec-Montréal.  Car, ô surprise, au lieu de continuer leurs querelles traditionnelles, les maires de la métropole et de la vieille capitale ont plutôt décidé de s’unir -l’union fait la force- pour changer, en leur faveur, le rapport de force avec le gouvernement Couillard et son ministre des Affaires Municipales.  La loi 3 est née de cette nouvelle réalité.  Et le pouvoir politique, malgré la pression du pouvoir syndical, n’a pas cédé, cette fois.  La partie n'est pas terminée pour autant.  Les syndicats tenteront de se servir du pouvoir judiciaire pour renverser la loi 3.

Ceci dit, est-ce que ce genre de débordements, vus en août à Mourial, auraient pu se produire à Québec ou dans d’autres municipalités québécoises ?  On peut en douter.  Ailleurs, en province, les gens sont plus civilisées et moins arrogants que les morons de la ville de Coderre.  Il faut dire, à leur décharge, que l'incurie et la folie des grandeurs de leurs dirigeants y sont pour quelque chose dans leur colère ou leur ridicule sentiment de supériorité.  Et, ces têtes enflées de la grande île du sud de la province, ont beau rire des radios poubelles de Québec, ces radios d’opinions, plus nombreuses et plus allumées que celles de leur ville, permettent à des intervenants et à la population locale de s’exprimer et de dénoncer des situations qui peuvent entraîner des niaiseries comme celles qui font de Montréal la honte du Québec.


Chapeau tout de même à Denis Coderre.  Alors que son mollasson de prédécesseur aurait eu peur des manifestants et aurait plié devant eux, Denis s'est tenu debout, même s'il a mal paru sur le coup, quand il a été trahi par sa police.  Les sanctions -y compris des congédiements- qu'il a imposées aux malfaiteurs qui ont vandalisé l'hôtel de ville, et aux autorités irresponsables qui les ont laissé faire, auront peut-être pour effet de prévenir de pareilles situations dans l'avenir.  Coderre a le mérite de ne pas s'être laissé intimider par des extrémistes mal élevés.  Il a également mis ses culottes pour faire en sorte que sa police ne commette plus ce type d'impair.  C'est un pas dans la bonne direction s'il espère se faire respecter.  Cependant, la partie est loin d'être gagnée.  Sa ville est dans un trou très profond, un abysse duquel il sera très difficile de la tirer.

Comme l'enseignait jadis le bon vieux Machiavel : pour gouverner longtemps, un prince doit se faire aimer de ses sujets (ou, du moins, avoir l'opinion publique de son bord) et il doit aussi se faire craindre d'eux.  Ne lâche pas Denis !   

samedi 22 mars 2014

PENDANT QUE MONTRÉAL S'APPAUVRIT ENCORE, QUÉBEC CONTINUE DE S'ENRICHIR...AVEC LA FED CUP !


Ça va de mal en pis pour MortYial tandis que ça va de mieux en mieux à Québec.  Le Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion nous confirmait récemment que les habitants de toutes les régions du Québec se sont enrichis au cours de la dernière décennie...sauf ceux de Mourial.  Le nouveau maire de la ville, Denis "Codinde" Coderre réclame ces temps-ci un statut particulier de métropole au gouvernement de la Belle Province.  Il vaudrait mieux parler ici de "métropauvre".  Un moronréalaid sur cinq (20%) vit dans la misère présentement.  C'est une hausse de 1,4 point par rapport à 1997.  Dans la capitale nationale, il n'y a que 8,9 % des gens qui ont un revenu faible.  C'est une diminution de 2,6 % en comparaison de la situation de 1997.  Seule la ville de Régina fait mieux au Canada.  À côté des pauvres hères de Haïti-Nord, les Gaspésiens sont riches : la proportion de défavorisés s'élève à 12% et là comme sur la Côte-Nord, le nombre de nécessiteux est en forte baisse.  Les sans abri pullulent dans le bidonville mortyallaid mais ça n'empêche pas les pédants du Plateau de péter plus haut que le trou.  Comme Mourial-dépotoir-à-ciel-ouvert, bien des grosses villes à travers le monde ont connu une période de déclin il y a 30 ans.  Elles s'en sont toutes remises...sauf la métropauvre québécoise...

Pendant ce temps à Québec, le maire Régis Labeaume et ses alliés continuent d'aligner les bons coups.  Ils poursuivent la modernisation de la ville et la dotent d'infrastructures neuves.  En situation de plein emploi, la vieille capitale s'embellit sans cesse.  La prospérité engendre la richesse.  De plus en plus attrayante, Québec attire la beauté.  Exactement le contraire pour la polluée et hideuse cité de Coderre, le grand ami de la crapule Lino Zambito.  Qui se ressemble s'assemble dans la ville la plus corrompue du pays.  Mais bouchons-nous le nez et détournons notre regard du bidonville puant et repoussant de Moronréal.  Revenons plutôt à Québec, qui se prépare à accueillir le passionnant tournoi de la Fed Cup de tennis, les 19 et 20 avril prochain, au nouveau PEPS de l'Université Laval.  Les Canadiennes Eugenie Bouchard, Aleksandra Wozniak, Sharon Fichman et Gabriela Dabrowski affronteront les Slovaques Dominika Cibulkova, Daniela Hantuchova, Magdalena Rybarikova et Jana Cepelova, avec à l'enjeu une place dans le groupe I mondial, pour l'équipe victorieuse.  Non seulement s'agit-il de quelques-unes des meilleures raquettes de la planète, mais elles comptent aussi parmi les joueuses les plus jolies et les plus sexy.  Les gens de Québec seront gâtées !

Probablement que tout ce beau monde ne serait pas venu à Québec sans les nouvelles installations sportives de l'Université Laval.  Les dirigeants de Tennis Canada les ont visitées le 17 février dernier et ils ont été très favorablement impressionnés.  L'offre dépassait même leurs demandes.  Le groupe organisateur de l'événement est le même qui s'occupe du Challenge Bell qui a lieu à Québec à chaque année.  Il est également en tête du club des Remparts de Québec, de la Ligue Junior Majeure de hockey du Québec.


Un mot sur les belles belligérantes qui croiseront le fer durant ces deux jours de compétitions.  Du côté canadien, il faut avouer que les deux Québécoises qui font partie de l'équipe sont nées à Montréal.  MAIS elles ont migré assez tôt vers Westmount (Bouchard, photo ci-dessus) et Blainville (Wozniak).  Celle que l'on surnomme "Genie" n'a pas besoin de présentation malgré son jeune âge (elle vient d'avoir 20 ans).  C'est la nouvelle sensation du tennis féminin, surtout depuis sa prestation en semi-finale des Internationaux d'Australie, plus tôt cette année.  Brillante non seulement sur les courts de tennis durant son stage junior (elle a été la première Canadienne à gagner un tournoi du Grand Chelem à Wimbledon en 2012), Bouchard a aussi été une étudiante modèle en science et en mathématiques.  Tellement qu'elle a envisagé de devenir physicienne, à un moment donné.  Elle idolâtrait Roger Federer durant son jeune âge, mais Genie a plutôt suivi les traces d'une autre cover girl du sport, Maria Sharapova (enfant, elle s'était d'ailleurs fait photographier en compagnie de la blonde et séduisante russe).  Comme cette dernière, Eugenie a quitté son pays pour aller se perfectionner en Floride.  Elle avait douze ans. 

En 2013, Bouchard fait son entrée sur la scène professionnelle.  Et quelle entrée !  Elle est nommée la recrue de l'année au terme d'une saison au cours de laquelle elle a fait écarquiller bien des yeux.  Même si Genie avait eu beaucoup de succès chez les juniors, sa nouvelle coach Nathalie Tauziat a transformé son style plutôt défensif en donnant plus de mordant à son jeu, qui s'est axé beaucoup plus sur des tactiques agressives.  Même si Tauziat a eu un impact très positif sur son début de carrière chez les pros, Eugenie a décidé de la remplacer cette saison par Nick Saviano, l'entraîneur qui l'avait formée en Floride durant son adolescence.  En début d'année, en Australie, elle devient la première Canadienne, depuis Carling Bassett en 1984, à atteindre la semi-finale d'un tournoi du Grand Chelem.  Elle devient la coqueluche des journalistes et des amateurs de tennis du monde entier par son jeu solide et son naturel charmant.  Les dirigeants du tennis professionnel féminin la place déjà en tête d'affiche.  Genie devra garder son sang froid et ne pas se laisser happer par les remous de ce nouveau vedettariat.  Ana Ivanovic a déjà vécu une situation similaire à un aussi jeune âge, et cette pression supplémentaire a nui à ses performances sur les courts.

Deux semaines après son exploit en Australie, Bouchard aidait le Canada à vaincre la Serbie 3-1 en première ronde du Groupe II de la Fed Cup, au centre Claude-Robillard de Montréal.  Si jamais les Canadiennes gagnaient à Québec en avril, elles permettraient au pays de rejoindre l'élite mondiale du tennis féminin pour la première fois en vingt ans.  Bouchard, maintenant classée au 19e rang au classement de la WTA, devra être à son mieux pour que le Canada atteigne son objectif.  Elle a déjà la réputation d'une joueuse qui frappe la balle extrêmement vite et qui impose un tempo très rapide à ses adversaires, les poussant ainsi à commettre des erreurs.  Peut-être parce qu'elle est encore nouvelle sur le circuit professionnel, Eugenie reste un mystère pour ses opposantes, qui ont du mal à lire son jeu et ne savent toujours pas à quoi s'attendre de cette jeune femme qui se déplace si bien sur le court.  Sa carrière est très jeune mais elle a déjà empoché 1 023 097 dollars en bourses.

Sa coéquipière en Fed Cup, Aleksandra Wozniak, a elle aussi épaté le monde du tennis à un très jeune âge.  Née le 7 septembre 1987, elle est déjà une joueuse professionnelle l'année où elle a eu dix-huit ans.  Wozniak, dont les parents ont immigré au Canada en quittant la Pologne en 1983, a atteint son sommet au classement mondial en prenant la 21e place en 2009.  Son père Antoni a été son premier entraîneur lorsqu'elle a commencé à jouer... à l'âge de trois ans !  Elle a grandi en admirant son idole Monica Seles.  À la classique Bank of the West à Stanford, en 2008, elle est devenue la première Canadienne en 20 ans à gagner un tournoi de la WTA.  Pour l'emporter elle a dû venir à bout d'adversaires de premier plan, entre autres : Francesca Schiavone, Serena Williams et Marion Bartoli.  Ayant dû se qualifier pour le tournoi, elle a disputé pas moins de huit matchs en neuf jours pour décrocher ce premier championnat de la WTA.  Sa réussite lui a valu de recevoir les clefs de Blainville des mains du maire de la municipalité où elle réside.  L'Assemblée Nationale du Québec lui a également remis un prix d'excellence en octobre 2008.  Tennis Canada l'a nommée cinq fois joueuse de l'année (2004, 2006, 2008, 2009, 2012).  En 2009 elle était choisi athlète féminine de l'année au Canada.  Ces dernières années, Aleksandra a été affectée par des blessures.  En Fed Cup, elle détient le record Canadien pour le plus grand nombre de victoires (38).  Ses forces demeurent son premier service, un fort coup du revers, ainsi qu'une très bonne balle de volée.  Depuis ses débuts, Wozniak a gagné 1 788 955 dollars en jouant au tennis.


Sharon Fichman (photo ci-dessus) est moins connue des Québécois mais cette Torontoise de 23 ans a elle aussi connu une glorieuse carrière chez les juniors avant de faire ses débuts professionnels.  À l'âge de 13 ans, Sharon, qui possède également la nationalité israëlienne, était classée no 2 au monde chez les joueuses de moins de 14 ans.  En 2006, chez les juniors, elle a gagné l'Open d'Australie et celui de France, en double avec Anastasia Pavlyuchenkova.  Elle a appris son tennis en admirant la Belge Justine Henin.  Fichman revendique huit titres de l'ITF et des gains de 447 541 $.  Elle est classée 89e au monde et elle a remporté un premier tournoi WTA (ASB Classic) en double, cette année, avec Maria Sanchez.  Sharon est une redoutable contre-attaquante et elle fait sa marque grâce à sa combativité et à sa grande ténacité.


Gabriela Dabrowski, née à Ottawa le 1er avril 1992, complète le quatuor canadien.  Comme Wozniak, elle est entraînée par son père, Yurek.  Cette droitière, qui frappe son coup de revers à deux mains, se situe au 209e rang à l'échelle mondiale.  Elle a perdu quatre fois en finales de tournois de la WTA, dont une fois à Toronto, en novembre 2011.  Gabriela (photo ci-dessus) a eu plus de succès en double avec neuf titres de l'ITF.  Comme ses coéquipières, elle comptera sur le support de la foule locale pour tenter de gagner le tournoi de la Fed Cup de Québec.


Face aux Canadiennes, les Slovaques enverront leur as Dominika Cibulkova, classée 11e au monde et qui a accumulé des bourses totalisant 5 478 687 dollars jusqu'ici dans sa fructueuse carrière.  Native de Bratislava, elle n'a que 24 ans et a remporté quatre titres de la WTA.  En début d'année, aux Internationaux d'Australie, elle a été la première Slovaque à atteindre la finale d'un tournoi du Grand Chelem.  Elle s'est inclinée 6-7 et 0-6 contre la Chinoise Li Na (qui avait auparavant battu Eugenie Bouchard en semi-finale).  Dans les tournois majeurs, Cibulkova a une intéressante fiche de 49-26.  C'est une boule d'énergie, vive et puissante, en plus de posséder un physique du tonnerre.  Ce qui ne nuit jamais au spectacle, évidemment !  Ses armes de prédilections ?  Un coup droit foudroyant au ras du sol, un revers dévastateur et une balle de volée particulièrement bien balancée.  Dans les moments décisifs, elle réussit à forcer des erreurs chez ses adversaires, par son agressivité et sa grande endurance.  Ses retours de service sont brusques et secs et elle aime frapper la balle lorsque celle-ci est montante.  Elle a le tour de prendre ses opposantes à contre-pieds en variant son jeu lors de longs échanges.  Dominika possède de fortes jambes qui lui donnent de la vitesse et lui permettent d'aller chercher des balles qui sont hors de portée pour la plupart des joueuses.  Ce sera la fille à battre à Québec.


Sa coéquipière Daniela Hantuchova a fait plus parler d'elle en-dehors des courts que sur ceux-ci, au cours des dernières années.  À presque 31 ans (23 avril), son meilleur tennis est probablement derrière elle.  Après avoir culminé au 5e rang mondial en 2003, la ravissante Daniela doit se contenter de la 30e position à l'heure actuelle.  Enfant, elle a été initiée au tennis par sa grand-mère Helena, une ancienne championne nationale.  En tournois du Grand Chelem, sa meilleure performance a été une semi-finale aux Internationaux d'Australie, en 2008.  Elle a été couronnée six fois championnes en tournois de la WTA tout en encaissant des gains à vie de 9 275 286 $.  Hantuchova est apparue dans l'édition 2009 du SPORTS ILLUSTRATED SWIMSUIT.  En 2012, elle a posé nue pour le magazine ESPN "The Body Issue".  Pourtant, elle ne se considère pas comme un "sex symbol".  Elle "joue" au mannequin, de temps à autre, pour s'amuser, dit-elle candidement.  Ses atouts au tennis sont un excellent timing et une bonne technique.  Son style est fluide, elle frappe la balle avec précision en fond de court.  C'est une joueuse complète avec un bon service et une belle présence au filet.  Elle a des jambes exceptionnellement longues (43 pouces) et grâce à elles, Daniela peut couvrir beaucoup de terrain.  Perfectionniste et portée à trop s'entraîner, elle n'est plus aussi rapide que dans ses jeunes années, mais elle compense par une résistance qui en a fait la spécialiste des matchs de trois sets.  C'est la joueuse active qui en a joué le plus durant sa carrière (263).  Hantuchova s'est surtout illustrée en double mixte.  Dans cette formule, elle fait partie de la courte liste de cinq femmes qui ont gagné tous les tournois du Grand Chelem : Wimbledon en 2001 avec Leos Friedl, l'Open d'Australie en 2002 avec Kevin Ullyett, l'Open de France en 2005 avec Fabrice Santoro et le US Open en 2005 avec Mahesh Bhupathi.


Même si son dossier est peu reluisant en tournois du Grand Chelem (10-24), cela n'a pas empêché Magdalena Rybarikova (photo ci-dessus) d'atteindre la 33e place au classement mondial en 2013.  Ses quatre couronnes en compétitions de la WTA l'ont aidée à engranger 1 766 544 $ en récompenses monétaires, pour ses performance sur la scène du tennis international.  Elle a commencé à jouer à l'âge de huit ans et elle admirait Martina Hingis en progressant dans son apprentissage du tennis à Bratislava, où elle a déménagé pour s'entraîner plus sérieusement quand elle avait 15 ans.  Cette athlète de 25 ans a atteint les quarts de finale de la Coupe Rogers l'an passé.  Elle a baissé pavillon devant la championne du tournoi Serena Williams.  Elle ne part jamais sans son ourson de peluche, son porte-bonheur.


Pour compléter le tableau, la Slovaquie enverra à Québec la jeune Jana Cepelova (photo ci-dessus), 20 ans.  Cotée 75e au monde, son plus haut fait d'armes s'est produit en 2010 avec une victoire en double, en finale de l'Open d'Australie, en compagnie de Chantal Skamlova.  L'an dernier, elle a aidé ses compatriotes à vaincre la Serbie en première ronde de la Fed Cup.  Jana a eu le dessus sur Bojana Javanovski, dans un match enlevant qui a nécessité trois sets.  Du jeu enlevant, du tennis de premier niveau, un spectacle très relevé, voilà ce qui nous attend au PEPS de l'Université Laval le mois prochain.  C'est à ne pas manquer.  C'est un autre jalon important dans la montée de la capitale nationale vers des sommets qui nous conduisent toujours plus hauts dans l'excellence, que ce soit dans le sport ou dans d'autres domaines.  Alors que la métropauvre moronréalaide continue son chemin vers les bas-fonds de la médiocrité et de la pourriture.  En ciblant des compétitions internationales précises et en améliorant les infrastructures sportives de sa ville (nouveau Colisée et bientôt un anneau de glace tout neuf), le maire Labeaume adopte la bonne stratégie.  Meilleure que celle de Mourial, qui a mis tous ses oeufs dans le même panier en allant chercher les Jeux Olympiques de 1976.  Ce fut un fiasco et le plus grand scandale de corruption et de mauvaise administration dans l'histoire du pays tout entier...  Honte à MortYial...