dimanche 6 octobre 2019

LA BEAUTÉ DE QUÉBEC ATTIRE LES BEAUTÉS DE LA NFL...


Oui, les apparences sont parfois -et même souvent- trompeuses.  L'image qu'une personne, qu'une organisation, ou qu'une ville projette, peut refléter vraiment ou faussement ce qu'elle est en réalité.  Mais toutes ont avantage à se montrer sous leur plus beau jour.  Pourquoi ?  Pour établir sa bonne réputation, pour plaire au monde, pour s'en faire aimer.  Pour s'attirer le plus de «like» possibles, si nous voulons parler en termes de réseaux sociaux, tellement en vogue ces temps-ci.  Il est important de soigner son image, ou de se définir par une image de marque associée à ce que vous avez de plus beau et de meilleur.

Par exemple, la ville de Québec peut resplendir grâce, entre autres merveilles, à son Château Frontenac, un grand hôtel à l'architecture remarquable, qui en fait un des bâtiments les plus photographié sur la planète.  La capitale de la province de Québec a également son vieux quartier, le Vieux-Québec, reconnu et protégé par l'UNESCO, en qualité de trésor du patrimoine mondial de l'humanité.  Ce n'est pas l'hideuse ville de Montréal qui peut s'enorgueillir d'un pareil décor de rêve !

Le gouvernement du Québec et l'institut du tourisme de la ville, berceau de l'Amérique française, fondée par Samuel de Champlain, en 1608, se servent évidemment de cette image de marque pour en faire la promotion et attirer des visiteurs, surtout les riches voisins Américains.  On essaie de leur démontrer qu'il n'est pas nécessaire de traverser l'océan Atlantique pour aller voir les beautés de l'Europe.

Plus près d'eux, la Vieille Capitale leur offre ce caractère européen, cet exotisme qu'ils recherchent.  Avec son Cap Diamant, le majestueux fleuve St-Laurent à ses pieds, sa citadelle surmontant d'anciennes fortifications, ses magnifiques Plaines d'Abraham, son admirable Place Royale, et son pittoresque quartier «Petit Champlain», Québec jouit de beaucoup d'attraits romantiques susceptibles de plaire notamment aux amoureux venus des quatre coins du monde.     


De leur côté, les Américains cherchent également à séduire leurs voisins canadiens.  Ils ont eux-aussi beaucoup à offrir car ils ont un pays fabuleux avec une diversité géographique et démographique extraordinaire.  Les USA c'est tout un monde en soi.  Avec des lieux, des organisations et des gens prestigieux qui en font le nec plus ultra de la Terre. 

La Ligue Nationale de Football des États-Unis (NFL) fait partie de ces actifs qui ont bâti la réputation d'excellence de cette nation.  Cette réputation de prestige et de puissance, la NFL désire l'exporter de plus en plus au niveau international.  Depuis le début du présent millénaire, les dirigeants de la Ligue ont commencé à faire la promotion de leur produit et de leur marque de commerce chez leurs voisins mexicains et canadiens, de même qu'en Angleterre, où sont disputés des matchs réguliers du circuit professionnel à chaque année maintenant.

Et quelles meilleures ambassadrices la NFL peut-elle déléguer à l'étranger que ses ravissantes cheerleaders ?!

À Québec, on a pu assister à la rencontre de deux images de marque et de beauté quand les meneuses de claques des Rams de Los Angeles sont venues séjourner au Château Frontenac.  Elles étaient de passage dans la cité de Champlain au terme d'une tournée de huit villes canadiennes visant à promouvoir le football du jeudi soir («Thursday Night Football»).

Depuis quelques années, histoire de créer encore plus d'intérêt autour de son produit, et de faire encore plus d'argent avec la télédiffusion des matchs, la NFL a ajouté cette partie du jeudi à celles du dimanche et du lundi (et même du samedi lors des dernières semaines du calendrier saisonnier).


Il va sans dire que les jolies Pom-Pom Girls des Rams ont su capter l'attention du public et des gens des médias québécois.  En plus de faire une démonstration éclatante de leurs talents de danseuses-gymnastes dans un restaurant de la ville lors de la télédiffusion d'un match de la NFL, elles ont également fait tourner bien des têtes lorsqu'elles ont visité les sites touristiques de Québec.  Malgré le froid, elles ont assuré qu'elles sont toutes tombées amoureuses de l'endroit.

Sophia R. (25 ans), Taylor B. (23 ans), Alexis L. (22 ans, photo ci-dessous) et Monica N. (21 ans), étaient les quatre représentantes du squad d'une trentaine de cheerleaders des Rams, choisies pour remplir leur mission de séduction au Canada.  Toutes en sont à leur seconde saison avec ce club de l'état du Missouri, sauf Taylor, qui fait figure de vétéran avec déjà quatre ans d'ancienneté au sein de la troupe.

Pour les protéger le plus possible du harcèlement dont elles pourraient être victimes, la NFL a pour politique de ne pas révéler le nom de famille de leurs meneuses de claque.


L'âge des cheerleaders du squad des Rams varie entre 18 et 34 ans.  Elles sont employées à temps partiel.  Dans la vie de tous les jours, l'équipe exige qu'elles étudient à temps plein ou qu'elles exercent un métier ou une profession.

Avec ces occupations régulières, leurs fonctions de meneuses de claque sur les terrains de football, leur participation à de multiples activités communautaires et leur rôle de promotion (y compris les fameuses séances de photos en bikini pour la réalisation du calendrier annuel du club), c'est un euphémisme de dire que leur horaire est très chargé.

Bien sûr, on les remarque surtout quand elles s'exécutent dans toute leur splendeur le jour des matchs des Rams, dans le grand stade de St-Louis, devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs passionnés.

Sophia (photo ci-dessus) raconte que ses journées de travail de huit heures sont aussi longues que celles des joueurs de l'équipe.  «Nous arrivons quatre heures avant le botté d'envoi.  Nous répétons pendant une couple d'heures, puis c'est le temps du maquillage et de la coiffure.  Ensuite, nous allons rencontrer les amateurs environ une heure avant le match.»

Il faut voir comment ces jeunes femmes sont populaires !  Elles sont parfois de plus grandes vedettes que les joueurs des Rams eux-mêmes, à en juger par la quantité impressionnante d'autographes qu'elles signent !  C'est particulièrement touchant de voir les enfants, surtout les fillettes, les yeux plein d'admiration et de joie, les serrer dans leurs bras, et leur donner un câlin.


Si elles peuvent revendiquer un statut de vedettes adulées dans les stades de football, et aux endroits publics où elles sont sollicitées dans la vie communautaire locale, ou dans leurs représentations à l'étranger, les meneuses de claque des Rams passent inaperçues en dehors de ces événements officiels, quand elles troquent leur rutilant uniforme de cheerleader "sexy" pour des vêtements civils. 

Monica (photo ci-dessus) déclare qu'au quotidien, les filles du squad sont des personnes normales : des étudiantes, des professeurs, des infirmières, des secrétaires, des travailleuses oeuvrant dans des commerces, et des mères (il y en a deux chez les Pom-Pom Girls du club) comme tant d'autres dans la société américaine.  «La plupart du temps, vous ne nous reconnaîtriez même pas dans la vie de tous les jours», affirme la sympathique blonde au sourire enjôleur.

Si le cheerleading est une discipline sportive très compétitive tant au niveau amateur que professionnel, il n'y a pas vraiment de rivalité entre les meneuses de claque des clubs de la NFL.  C'est du moins l'opinion de Taylor (photo ci-dessous) : «Quand les cheerleaders d'équipes adverses viennent chez nous, elles sont gentilles.  Nous les invitons à souper, à sortir.  Il n'y a aucune tension.»  Ce respect, cette camaraderie; bien loin des "vacheries" qui peuvent caractériser les relations entre femmes en compétition dans bien des domaines, s'explique peut-être par les caractéristiques de leur "métier".

Un peu comme aux Jeux Olympiques, qui pourraient d'ailleurs s'ouvrir bientôt aux cheerleaders parce que l'on songe sérieusement à reconnaître pleinement leur sport acrobatique, ces remarquables athlètes sont portées à fraterniser ensemble parce qu'elles savent combien leur discipline est exigeante.


En effet, pour être au sommet de leur forme, et se maintenir dans l'élite de leur groupe, les meneuses de claque professionnelles, s'imposent des sacrifices difficiles, ne serait-ce qu'au chapitre de la diète alimentaire et des saines habitudes de vie, qui sont requises pour offrir des performances à la hauteur des standards de la NFL.

Il ne faut pas se leurrer en se fiant aux belles apparences de ces jeunes femmes qui semblent danser et faire des pirouettes avec une facilité innée.  Le cheerleading est un sport extrême, parmi les plus dangereux.  Ceux et celles qui le pratiquent s'avèrent les sportifs qui se blessent le plus, toutes disciplines confondues.  Pour diminuer les risques de blessures, les Pom-Pom Girls des Rams doivent s'entraîner au moins deux fois par semaine, un peu comme les footballeurs du club eux-mêmes.  Sinon, elles ne pourraient pas tenir le coup.

Contrairement aux meneuses de claque des Bills de Buffalo, des Raiders d'Oakland, des Bengals de Cincinnati, des Jets de New York et des Buccaneers de Tampa Bay, qui ont intenté des poursuites contre leur club parce qu'elles prétendaient subir des injustices, notamment sur le plan salarial et en ce qui concerne leurs conditions de travail; les cheerleaders des Rams affirment ne pas faire partie de ces cas litigieux parce qu'elles sont bien traitées par leurs patrons.  Selon Alexis L., les responsables de l'équipe les respectent non seulement comme membres du personnel de leur organisation, mais ils les valorisent en tant qu'êtres humains.


Comme toutes les autres cheerleaders de leur calibre, les meneuses de claque des Rams sont des atouts de choix pour faire rayonner partout l'excellence de la Ligue Nationale de Football.  Que ce soit au stade devant les partisans, dans leur communauté, ou à l'étranger, elles se révèlent comme des animatrices et des ambassadrices hors pair qui transmettent dynamisme et joie de vivre partout où elles font opérer leur magie.

Voici un portrait imagé de ces remarquables reines des stades, sur la musique d'une chanteuse qu'elles apprécient beaucoup : la Canadienne Carly Rae Jepsen ("Run Away with Me") -photo ci-dessus-. 

 

dimanche 26 juin 2016

ECCLESTONE ET LE "TROU À RATS" ET À PROSTITUTION DE MONTRÉAL.


On entend souvent les montréalais vanter le multiculturalisme de leur super métropole.  Ouverte sur le monde, leur "big city" est renommée pour ses festivals internationaux et ses événements sportifs de grande envergure.  Évidemment, face aux petits "habitants" arriérés du village de consanguins de Québec, les gens de l'agglomération du maire Denis Coderre font, à leurs propres yeux, figures de géants, représentant le summum de la civilisation moderne.  À les entendre faire l'éloge de leur merveilleux coin de pays, on n'est pas étonné qu'on accourt de partout à la ronde pour visiter cet endroit idyllique.

Il faut croire que, dans leur cas, comme le dit l'adage, «on est toujours mauvais juge de soi-même».  Car la réalité montréalaise est toute autre que celle décrite par leurs prétentieux citoyens; ces arrogants qui pètent plus haut que le trou.  D'ailleurs, "trou" est sans doute le mot qui dépeint le mieux leur localité et leur situation.  Reflet et incarnation de cet état misérable, le site du Grand Prix Du Canada a été récemment qualifié de «trou à rats» par le grand patron des courses automobiles de Formule 1 Bernie Ecclestone (au centre sur la photo ci-dessus).

D'accord, ce vieux magnat de la course automobile n'est pas le plus honnête et le plus diplomate des hommes.  Mais cet octogénaire, au langage souvent brutal, est indépendant de fortune et, à son âge vénérable, il n'a pas de temps à perdre avec de la "bull shit" du genre qui lui est servi quand il vient à Montréal pour le Grand Prix.  Il a horreur des gens qui, comme Coderre et les dirigeants du Grand Prix, ne respectent pas leurs engagements ou leur contrat.  Le grand cirque de la F-1 a déjà échappé à la métropole et Ecclestone a menacé de le faire à nouveau disparaître si on ne satisfait pas les conditions qu'il avait dictées, c'est-à-dire : investir 32,6 millions de dollars pour l'amélioration des installations du circuit Gilles-Villeneuve.


On devait livrer pour 2017 la modernisation et la réfection d'infrastructures comme les paddocks, et la tour de contrôle. On devait aussi améliorer les facilités médicales, jugées inadéquates.  Rien n'a encore été fait et il est clair que l'incompétent Coderre et ses acolytes ont failli à la tâche.  Le site de l'Île Sainte-Hélène ne sera pas prêt pour l'an prochain.  On remet également en question les vraies retombées économiques de ce happening sportif.  Elles seraient deux fois importantes que les estimations galvaudées par les autorités de la ville.

Un autre genre de retombées devraient inquiéter davantage tout le monde au Québec.  Le Grand Prix du Canada, et les autres grands rassemblements liés aux événements se déroulant à Montréal, attirent dans ce trou une quantité phénoménale de touristes sexuels.  Tellement que Montréal est devenue la capitale de la traite des femmes, des adolescentes et même des enfants (filles et garçons).  Pour les nombreux gangs de rue de la métropole, l'exploitation sexuelle et le proxénétisme sont maintenant plus payants et moins dangereux que le trafic de stupéfiants.  Il existe pourtant des lois qui criminalisent ces pratiques, mais on ne les fait pas respecter.

Per capita, en Amérique du Nord, c'est à Montréal qu'il se "vend" le plus de femmes et d'ados.  De la vulgaire marchandise à bas prix, étant donné l'abondance des recrues.  Il y a pas moins de 420 endroits où l'on vend du sexe à Coderre-ville : salons de massage, bars, motels, forment un immense bordel...  On peut s'acheter une pute comme on commande une pizza, avec la garniture et les "extra" désirés.  Ces pauvres objets de commerce sont de plus en plus jeunes, quatorze-quinze ans, parfois moins.


Dernièrement, à Laval, des filles ont fugué du Centre Jeunesse.  Les gens du service de police de Montréal pensent qu'elles sont justement allées se prostituer durant le Grand Prix, pour faire de l'argent facile.  Tombées dans les griffes des proxénètes des gangs de rue, elles courent de graves dangers : violence, toxicomanie, maladies et même la mort.

Même celles qui sortiront de cet enfer seront marquées à vie.  Un peu comme ces soldats victimes d'un choc post-traumatique, elles feront des cauchemars et auront du mal à retrouver l'équilibre.  Elles traîneront leur passé comme un boulet de honte.  Leur estime de soi en souffrira à jamais.  Des vies détruites, dans bien des cas.

Autrefois, au Québec, dans les années 40 et 50, au temps de la "grande noirceur" et de la main mise du clergé catholique sur la population, les parents donnaient une éducation très stricte et sévère à leurs enfants.  Il fallait absolument éviter les péchés.  Les filles, en particulier, devaient se vêtir convenablement en ne montrant pas trop de peau (les seins et les fesses encore bien moins).  Agir de la sorte, affirmaient les parents, c'était "se respecter".  Les moeurs ont bien changé et on peut rire de ces scrupules aujourd'hui.  Il n'en reste pas moins que, s'exposer comme de la marchandise, vendre son corps pour de l'argent, ce n'est pas se respecter.  Et les conséquences sont graves.

Il faut mieux éduquer nos jeunes.  C'est la principale richesse de notre société.  C'est notre avenir.  L'instruction c'est la clef de la formation et du développement humain.  Comme les lois -et les autorités chargées de les appliquer- qui sont sensées nous protéger, l'éducation doit remplir le rôle d'une sentinelle pour nous éclairer sur les choses de la vie et nous préserver des dangers qui nous guettent...  À Montréal surtout (sur trou)...

lundi 29 décembre 2014

DENIS CODERRE, LE PRINCE NU, A BIEN RÉAGI AU SACCAGE DE "SON" HÔTEL DE VILLE...


L'humanité a bien évolué depuis le moyen-âge.  Mais dans certains coins de la planète, beaucoup d'humains tentent encore de survivre, comme à l'époque des barbares.  Dans ces endroits où la cruauté de la loi du plus fort prédomine toujours, le leitmotiv quotidien, pour le commun des mortels, c'est : «sauve qui peut».  Même dans nos sociétés occidentales, dites développées et modernes, le système politique démocratique, qui nous prémunit contre le triste sort des victimes vivant dans des «républiques de bananes», connaît parfois des ratés ou des dérapages, qui nous font entrevoir le sort peu enviable qui nous attend si nous ne sommes pas assez vigilants et bons gardiens de nos institutions représentatives.

Dans cet ordre de pensée, au moment de faire le bilan de l’année 2014 qui s'achève, une image me revient sans cesse à l'esprit lorsque je me rappelle les événements qui ont marqué récemment l'histoire de Mourial.  Cette image est à la fois triste et loufoque mais bien caractéristique de la métropauvre québécoise.  Je me souviens de cette journée du 18 août quand 200 manifestants, surtout des cols bleus et des pompiers de Moronréal, ont envahi l'hôtel de ville et vandalisé la salle du conseil municipal, sous le regard impuissant du maire Denis «codinde» Coderre.  Comme c'est toujours le cas depuis la nuit des temps, quand ça va mal, ou quand il est menacé, un chef politique compte sur la force de son armée ou de sa police pour se sortir d'embarras.  Hors, cette journée-là, les policiers municipaux ne sont pas intervenus pour protéger l'infortuné Denis, sur qui pleuvaient des verres d’eau et des milliers de pages de la convention collective que ses employés estimaient avoir été violée par le maire et son administration, notamment au chapitre du respect des ententes signées pour garantir les régimes de retraite.


Que c'était drôle de voir le pauvre Coderre faire du sang de punaise et manger son mors de bride pendant que son "palais" était assiégé par une horde d'individus sans scrupule.  Dans cette atmosphère d'anarchie et de révolution, la beauté et le décorum de la salle du conseil prenaient des allures de club de nuit sordide, quand la bataille se déclenche entre ivrognes pitoyables.  Au milieu de ce désordre et de cette pagaille, avec ses quatre fesses (celles de son gros postérieur et celles qui lui servent de joues), son triple menton, son visage à deux faces (comme ceux de tous les politiciens) et sa gigantesque panse de cheval, Denis ressemblait à un prince déchu, dépouillé du moindre pouvoir : un prince NU.  Pendant ce temps, les chefs syndicaux, eux (photo ci-dessous), riaient et faisaient la fête, même si, le lendemain, après la tempête, ils juraient n'avoir transmis aucun mot d'ordre pour provoquer ce «malencontreux» dérapage.

Puisque, il n'y avait eu aucune arrestation lors de ce blitz syndical, au cours duquel trois agents de sécurité ont été blessés, des bombes fumigènes lancées aux abords de l'hôtel de ville, et des locaux de l'édifice saccagés, on a conclu que la police avait été complice des manifestants dans cette affaire entachant encore honteusement la méprisable réputation de MortYial.  Une suite logique après les émeutes reliées au club de hockey du Cacanadien et la violence des manifestations étudiantes du printemps érable, il y a quelques années.  Ouais, les Mourialaids, c'est pas du monde comme les autres...  C'est pas du monde...point !  Lors de l'assaut des syndiqués municipaux contre l'hôtel de ville, c'était étrange de voir tous ces écervelés se déchaîner ou examiner curieusement des objets de la salle du conseil.  Ils semblaient sortis tout droit de la planète des singes.


Ahhhh... quelques mois plus tard, le rapport sur les causes de ce gâchis a plutôt établi que c'est un manque de prévoyance et d’organisation, et non une connivence entre policiers et syndicats, qui explique comment on en est arrivé là.  Autrement dit, les dirigeants du service de police de Montréal ont été incompétents au lieu d'être criminels.  C’est peut-être moins grave mais ce n'est pas très rassurant pour la population de la ville ou ses dirigeants politiques...  De telles bavures policières sont devenues la norme à Moronréal.

Ce n'est pas pour rien que ces employés municipaux mécontents ont osé salir la maison du peuple de la métro pauvre et qu'ils ont même eu le culot de pourchasser le gros Coderre près de son bureau, après avoir cassé des vitres et coupé l’air climatisé.  Ce genre de démonstrations de force a souvent rapporté gros aux syndiqués.  En brassant la cabane et en faisant les fous, en 2012, les étudiants ont fait reculer le gouvernement provincial au sujet de l'augmentation des frais de scolarité.  Combien de fois, dans le secteur privé, des grèves du zèle, ou même des grèves illégales, ont fini par faire plier des employeurs, aussi importants et imposants soient-ils ?  Je ne suis pas contre les syndicats.  Sans leur présence, les patrons abusent trop souvent de leur force pour intimider et exploiter leur main-d'oeuvre.  Il faut qu'il y ait un équilibre des forces dans la société.

Le problème c'est que les employés municipaux sont les enfants gâtés du système.  Sans compter leurs avantages sociaux ultra généreux, leur rémunération globale est 38% supérieure à celle des fonctionnaires provinciaux, 17% plus importante que celle des syndiqués du secteur privé, et 47% plus élevée que celle des salariés non syndiqués du privé.  Pendant qu'une majorité de Québécois n'a même pas de régime de retraite, celui de ces privilégiés leur assure un revenu pouvant culminer à plus de $ 50 000 par année, quand ils ne seront plus au service de leurs concitoyens.  Mais, qui blâmer pour ces inégalités ?  Comme ils le rappellent, avec raison, ces gens bien traitées n’ont pas volé leurs acquis.  Ceux-ci leur ont été accordés après des négociations en bonnes et dues formes.  Souvent par des politiciens qui voulaient acheter la paix et prendre une bonne option sur leur réélection.  Essayez d'enlever les bonbons que vous avez donnés à des enfants, vous verrez comment ils vont réagir !


Quand ils crient au vol, en particulier contre les maires de Montréal et de Québec,  ces employés municipaux n’ont pas tort, même si leurs moyens de pression brutaux leur a mis à dos les payeurs de taxes.  Si leurs régimes de retraite sont autant déficitaires, c'est parce que les dirigeants de certaines municipalités ont pigé dedans pour colmater les trous béants de leurs budgets, résultant de leur mauvaise administration et de leurs folles promesses pour se faire élire.  La loi 3 qui impose l'obligation que ces déficits soient comblés à part égale par les municipalités et leurs employés, est elle-même le fruit d’un nouveau rapport de force entre le gouvernement provincial et la nouvelle alliance Québec-Montréal.  Car, ô surprise, au lieu de continuer leurs querelles traditionnelles, les maires de la métropole et de la vieille capitale ont plutôt décidé de s’unir -l’union fait la force- pour changer, en leur faveur, le rapport de force avec le gouvernement Couillard et son ministre des Affaires Municipales.  La loi 3 est née de cette nouvelle réalité.  Et le pouvoir politique, malgré la pression du pouvoir syndical, n’a pas cédé, cette fois.  La partie n'est pas terminée pour autant.  Les syndicats tenteront de se servir du pouvoir judiciaire pour renverser la loi 3.

Ceci dit, est-ce que ce genre de débordements, vus en août à Mourial, auraient pu se produire à Québec ou dans d’autres municipalités québécoises ?  On peut en douter.  Ailleurs, en province, les gens sont plus civilisées et moins arrogants que les morons de la ville de Coderre.  Il faut dire, à leur décharge, que l'incurie et la folie des grandeurs de leurs dirigeants y sont pour quelque chose dans leur colère ou leur ridicule sentiment de supériorité.  Et, ces têtes enflées de la grande île du sud de la province, ont beau rire des radios poubelles de Québec, ces radios d’opinions, plus nombreuses et plus allumées que celles de leur ville, permettent à des intervenants et à la population locale de s’exprimer et de dénoncer des situations qui peuvent entraîner des niaiseries comme celles qui font de Montréal la honte du Québec.


Chapeau tout de même à Denis Coderre.  Alors que son mollasson de prédécesseur aurait eu peur des manifestants et aurait plié devant eux, Denis s'est tenu debout, même s'il a mal paru sur le coup, quand il a été trahi par sa police.  Les sanctions -y compris des congédiements- qu'il a imposées aux malfaiteurs qui ont vandalisé l'hôtel de ville, et aux autorités irresponsables qui les ont laissé faire, auront peut-être pour effet de prévenir de pareilles situations dans l'avenir.  Coderre a le mérite de ne pas s'être laissé intimider par des extrémistes mal élevés.  Il a également mis ses culottes pour faire en sorte que sa police ne commette plus ce type d'impair.  C'est un pas dans la bonne direction s'il espère se faire respecter.  Cependant, la partie est loin d'être gagnée.  Sa ville est dans un trou très profond, un abysse duquel il sera très difficile de la tirer.

Comme l'enseignait jadis le bon vieux Machiavel : pour gouverner longtemps, un prince doit se faire aimer de ses sujets (ou, du moins, avoir l'opinion publique de son bord) et il doit aussi se faire craindre d'eux.  Ne lâche pas Denis !