mardi 24 mai 2022

LES QUÉBÉCOIS FRANCOPHONES CONTINUENT DE QUITTER MASSIVEMENT MONTRÉAL.

Nous ne connaîtrons pas avant le mois d'août les statistiques linguistiques officielles du recensement de 2021, mais des études récentes de l'Office Québécois de la Langue Française (OQLF), et de quelques démographes universitaires, indiquent déjà que les Québécois francophones continuent de quitter massivement la ville de Montréal pour s'établir en banlieues, ainsi que dans d'autres régions voisines.

Déjà, les francophones étaient devenus minoritaires à Montréal (49,6 %) d'après le recensement de 2016.  Des projections les font descendre à 47,4 % d'ici 2030.  Et ces prévisions semblent plutôt optimistes.  Il se peut très bien que ce pourcentage soit atteint plus vite, non seulement en raison des flots migratoires négatifs de Montréal, mais à cause du vieillissement de la population francophone; de l'anglicisation de ses jeunes représentants -> les 15-24 ans; et de l'énorme croissance des populations d'immigrants allophones, ces dernières années.

En effet, si la population de la région métropolitaine de Montréal continue de croître (+ 4,6 % entre 2016 et 2021), celle de la ville de Montréal n'a augmenté que de 3,4 % durant la même période.  Une croissance essentiellement attribuable aux immigrants puisque, rien qu'au cours des deux dernières années, elle a perdu 84 200 habitants.  Si on recule jusqu'en 2016, la métropole a perdu 155 610 personnes, si on calcule la différence entre le nombre d'habitants qui ont quitté Montréal pour d'autres régions, par rapport aux gens des autres régions qui sont venus s'établir dans la cité fondée par Maisonneuve.

Où ces «déserteurs» sont-ils allés ?  Surtout dans les Laurentides (+ 40 822 toujours le total entre 2016 et 2021, avec une augmentations plus marquée à Mirabel); dans Lanaudière (+ 26 608 -> en particulier dans Montcalm et Matawinie); et en Montérégie (+ 35 224 sauf Longueuil qui a eu un flot migratoire négatif de 4 697 habitants).  Comme Longueuil, Laval a connu récemment un déclin migratoire (moins 2 261 habitants au cours des deux dernières années).

On estime que 85 % des Montréalais qui ont quitté leur ville depuis 2020 étaient des Québécois de souche canadienne-française.  Ça veut dire 71 500 personnes.  Le reste, 15 %, étant des Montréalais parlant d'autres langues que le français, ou des francophones venus d'autres pays comme la France, la Belgique, Haïti, etc. 

C'est un cercle vicieux.  Si les immigrants ont tendance à apprendre davantage le français lorsqu'ils s'établissent à l'extérieur de la métropole, -dans des endroits où le français est de loin la langue dominante et presqu'exclusive-; c'est le contraire à Montréal où ils peuvent opter facilement pour l'anglais, qui y est très répandu, et où ils peuvent très bien vivre sans parler français, comme nous le rappelait d'ailleurs récemment Michael Rousseau, le président unilingue anglais d'Air Canada.

Plus les Québécois francophones quittent la ville de la mairesse Valérie Plante, plus ils laissent la place libre aux allophones et aux anglophones qui ne cessent d'augmenter la population montréalaise et qui ne voient pas la nécessité ou l'utilité d'apprendre le français puisqu'ils sont maintenant majoritaires.  On sait aussi que 87 % des quelques 50 000 immigrants qui arrivent au Québec chaque année choisissent de s'installer dans la région de Montréal.

Non seulement le français est de moins en moins parlé à la maison, à Montréal, mais l'anglais est de plus en plus parlé au travail dans cette même ville.  On s'en rend compte particulièrement dans les commerces.  Même qu'au centre-ville il devient de plus en plus difficile de se faire servir en français, surtout depuis 2010.

Même si on exigeait que les immigrants apprennent le français, s'ils ne le parlent ni à la maison, ni au travail, cela ne servirait à rien.  On restera avec le même problème.

*  *  *  *  *

Pendant ce temps, la capitale nationale affiche un bilan migratoire positif depuis 2016 (+ 6 973 personnes soit + 4,1 %) mais comme la population de la ville de Montréal, celle de la ville de Québec a moins augmenté (+ 3,3 %) que celle de sa région.  Au point de vue des migrations, la cité de Champlain est même déficitaire de 2 221 habitants au cours des deux dernières années.  C'est la seule municipalité de sa région qui est ainsi dans le rouge.

Depuis 2016, dans la région, ce sont surtout les MRC de Portneuf (+ 2 144 habitants); Jacques-Cartier (+ 2 044 personnes) et de la Côte-de-Beaupré (+ 1 826 habitants) qui ont bénéficié de ces échanges de population.  Comme c'est le cas pour Montréal, ces transferts de population s'effectuent surtout vers les villes de banlieue, à proximité des grands centres, et non pas tant dans les zones rurales, plus lointaines.

Qu'est-ce qui peut bien expliquer tous ces changements, ces déplacements ?  Quels impacts ont-ils sur les politiques de nos gouvernements, sur des phénomènes comme l'étalement urbain, la densification et même sur le réchauffement climatique ?  Et ce, toujours dans l'angle de ce blogue, c'est-à-dire la dualité Montréal vs Québec.  Nous en reparlerons dans de prochains articles...  Libre à vous de commenter !

Vous aimerez aussi : LES FEMEN AU FRONT CONTRE POUTINE ET LA GUERRE EN UKRAINE → sur mon blogue «Plein mon Casque»  : https://pleinmoncasque.blogspot.com/2022/05/les-femen-contre-poutine-et-la-guerre.html

dimanche 6 octobre 2019

LA BEAUTÉ DE QUÉBEC ATTIRE LES BEAUTÉS DE LA NFL...


Oui, les apparences sont parfois -et même souvent- trompeuses.  L'image qu'une personne, qu'une organisation, ou qu'une ville projette, peut refléter vraiment ou faussement ce qu'elle est en réalité.  Mais toutes ont avantage à se montrer sous leur plus beau jour.  Pourquoi ?  Pour établir sa bonne réputation, pour plaire au monde, pour s'en faire aimer.  Pour s'attirer le plus de «like» possibles, si nous voulons parler en termes de réseaux sociaux, tellement en vogue ces temps-ci.  Il est important de soigner son image, ou de se définir par une image de marque associée à ce que vous avez de plus beau et de meilleur.

Par exemple, la ville de Québec peut resplendir grâce, entre autres merveilles, à son Château Frontenac, un grand hôtel à l'architecture remarquable, qui en fait un des bâtiments les plus photographié sur la planète.  La capitale de la province de Québec a également son vieux quartier, le Vieux-Québec, reconnu et protégé par l'UNESCO, en qualité de trésor du patrimoine mondial de l'humanité.  Ce n'est pas l'hideuse ville de Montréal qui peut s'enorgueillir d'un pareil décor de rêve !

Le gouvernement du Québec et l'institut du tourisme de la ville, berceau de l'Amérique française, fondée par Samuel de Champlain, en 1608, se servent évidemment de cette image de marque pour en faire la promotion et attirer des visiteurs, surtout les riches voisins Américains.  On essaie de leur démontrer qu'il n'est pas nécessaire de traverser l'océan Atlantique pour aller voir les beautés de l'Europe.

Plus près d'eux, la Vieille Capitale leur offre ce caractère européen, cet exotisme qu'ils recherchent.  Avec son Cap Diamant, le majestueux fleuve St-Laurent à ses pieds, sa citadelle surmontant d'anciennes fortifications, ses magnifiques Plaines d'Abraham, son admirable Place Royale, et son pittoresque quartier «Petit Champlain», Québec jouit de beaucoup d'attraits romantiques susceptibles de plaire notamment aux amoureux venus des quatre coins du monde.     


De leur côté, les Américains cherchent également à séduire leurs voisins canadiens.  Ils ont eux-aussi beaucoup à offrir car ils ont un pays fabuleux avec une diversité géographique et démographique extraordinaire.  Les USA c'est tout un monde en soi.  Avec des lieux, des organisations et des gens prestigieux qui en font le nec plus ultra de la Terre. 

La Ligue Nationale de Football des États-Unis (NFL) fait partie de ces actifs qui ont bâti la réputation d'excellence de cette nation.  Cette réputation de prestige et de puissance, la NFL désire l'exporter de plus en plus au niveau international.  Depuis le début du présent millénaire, les dirigeants de la Ligue ont commencé à faire la promotion de leur produit et de leur marque de commerce chez leurs voisins mexicains et canadiens, de même qu'en Angleterre, où sont disputés des matchs réguliers du circuit professionnel à chaque année maintenant.

Et quelles meilleures ambassadrices la NFL peut-elle déléguer à l'étranger que ses ravissantes cheerleaders ?!

À Québec, on a pu assister à la rencontre de deux images de marque et de beauté quand les meneuses de claques des Rams de Los Angeles sont venues séjourner au Château Frontenac.  Elles étaient de passage dans la cité de Champlain au terme d'une tournée de huit villes canadiennes visant à promouvoir le football du jeudi soir («Thursday Night Football»).

Depuis quelques années, histoire de créer encore plus d'intérêt autour de son produit, et de faire encore plus d'argent avec la télédiffusion des matchs, la NFL a ajouté cette partie du jeudi à celles du dimanche et du lundi (et même du samedi lors des dernières semaines du calendrier saisonnier).


Il va sans dire que les jolies Pom-Pom Girls des Rams ont su capter l'attention du public et des gens des médias québécois.  En plus de faire une démonstration éclatante de leurs talents de danseuses-gymnastes dans un restaurant de la ville lors de la télédiffusion d'un match de la NFL, elles ont également fait tourner bien des têtes lorsqu'elles ont visité les sites touristiques de Québec.  Malgré le froid, elles ont assuré qu'elles sont toutes tombées amoureuses de l'endroit.

Sophia R. (25 ans), Taylor B. (23 ans), Alexis L. (22 ans, photo ci-dessous) et Monica N. (21 ans), étaient les quatre représentantes du squad d'une trentaine de cheerleaders des Rams, choisies pour remplir leur mission de séduction au Canada.  Toutes en sont à leur seconde saison avec ce club de l'état du Missouri, sauf Taylor, qui fait figure de vétéran avec déjà quatre ans d'ancienneté au sein de la troupe.

Pour les protéger le plus possible du harcèlement dont elles pourraient être victimes, la NFL a pour politique de ne pas révéler le nom de famille de leurs meneuses de claque.


L'âge des cheerleaders du squad des Rams varie entre 18 et 34 ans.  Elles sont employées à temps partiel.  Dans la vie de tous les jours, l'équipe exige qu'elles étudient à temps plein ou qu'elles exercent un métier ou une profession.

Avec ces occupations régulières, leurs fonctions de meneuses de claque sur les terrains de football, leur participation à de multiples activités communautaires et leur rôle de promotion (y compris les fameuses séances de photos en bikini pour la réalisation du calendrier annuel du club), c'est un euphémisme de dire que leur horaire est très chargé.

Bien sûr, on les remarque surtout quand elles s'exécutent dans toute leur splendeur le jour des matchs des Rams, dans le grand stade de St-Louis, devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs passionnés.

Sophia (photo ci-dessus) raconte que ses journées de travail de huit heures sont aussi longues que celles des joueurs de l'équipe.  «Nous arrivons quatre heures avant le botté d'envoi.  Nous répétons pendant une couple d'heures, puis c'est le temps du maquillage et de la coiffure.  Ensuite, nous allons rencontrer les amateurs environ une heure avant le match.»

Il faut voir comment ces jeunes femmes sont populaires !  Elles sont parfois de plus grandes vedettes que les joueurs des Rams eux-mêmes, à en juger par la quantité impressionnante d'autographes qu'elles signent !  C'est particulièrement touchant de voir les enfants, surtout les fillettes, les yeux plein d'admiration et de joie, les serrer dans leurs bras, et leur donner un câlin.


Si elles peuvent revendiquer un statut de vedettes adulées dans les stades de football, et aux endroits publics où elles sont sollicitées dans la vie communautaire locale, ou dans leurs représentations à l'étranger, les meneuses de claque des Rams passent inaperçues en dehors de ces événements officiels, quand elles troquent leur rutilant uniforme de cheerleader "sexy" pour des vêtements civils. 

Monica (photo ci-dessus) déclare qu'au quotidien, les filles du squad sont des personnes normales : des étudiantes, des professeurs, des infirmières, des secrétaires, des travailleuses oeuvrant dans des commerces, et des mères (il y en a deux chez les Pom-Pom Girls du club) comme tant d'autres dans la société américaine.  «La plupart du temps, vous ne nous reconnaîtriez même pas dans la vie de tous les jours», affirme la sympathique blonde au sourire enjôleur.

Si le cheerleading est une discipline sportive très compétitive tant au niveau amateur que professionnel, il n'y a pas vraiment de rivalité entre les meneuses de claque des clubs de la NFL.  C'est du moins l'opinion de Taylor (photo ci-dessous) : «Quand les cheerleaders d'équipes adverses viennent chez nous, elles sont gentilles.  Nous les invitons à souper, à sortir.  Il n'y a aucune tension.»  Ce respect, cette camaraderie; bien loin des "vacheries" qui peuvent caractériser les relations entre femmes en compétition dans bien des domaines, s'explique peut-être par les caractéristiques de leur "métier".

Un peu comme aux Jeux Olympiques, qui pourraient d'ailleurs s'ouvrir bientôt aux cheerleaders parce que l'on songe sérieusement à reconnaître pleinement leur sport acrobatique, ces remarquables athlètes sont portées à fraterniser ensemble parce qu'elles savent combien leur discipline est exigeante.


En effet, pour être au sommet de leur forme, et se maintenir dans l'élite de leur groupe, les meneuses de claque professionnelles, s'imposent des sacrifices difficiles, ne serait-ce qu'au chapitre de la diète alimentaire et des saines habitudes de vie, qui sont requises pour offrir des performances à la hauteur des standards de la NFL.

Il ne faut pas se leurrer en se fiant aux belles apparences de ces jeunes femmes qui semblent danser et faire des pirouettes avec une facilité innée.  Le cheerleading est un sport extrême, parmi les plus dangereux.  Ceux et celles qui le pratiquent s'avèrent les sportifs qui se blessent le plus, toutes disciplines confondues.  Pour diminuer les risques de blessures, les Pom-Pom Girls des Rams doivent s'entraîner au moins deux fois par semaine, un peu comme les footballeurs du club eux-mêmes.  Sinon, elles ne pourraient pas tenir le coup.

Contrairement aux meneuses de claque des Bills de Buffalo, des Raiders d'Oakland, des Bengals de Cincinnati, des Jets de New York et des Buccaneers de Tampa Bay, qui ont intenté des poursuites contre leur club parce qu'elles prétendaient subir des injustices, notamment sur le plan salarial et en ce qui concerne leurs conditions de travail; les cheerleaders des Rams affirment ne pas faire partie de ces cas litigieux parce qu'elles sont bien traitées par leurs patrons.  Selon Alexis L., les responsables de l'équipe les respectent non seulement comme membres du personnel de leur organisation, mais ils les valorisent en tant qu'êtres humains.


Comme toutes les autres cheerleaders de leur calibre, les meneuses de claque des Rams sont des atouts de choix pour faire rayonner partout l'excellence de la Ligue Nationale de Football.  Que ce soit au stade devant les partisans, dans leur communauté, ou à l'étranger, elles se révèlent comme des animatrices et des ambassadrices hors pair qui transmettent dynamisme et joie de vivre partout où elles font opérer leur magie.

Voici un portrait imagé de ces remarquables reines des stades, sur la musique d'une chanteuse qu'elles apprécient beaucoup : la Canadienne Carly Rae Jepsen ("Run Away with Me") -photo ci-dessus-. 

 

dimanche 26 juin 2016

ECCLESTONE ET LE "TROU À RATS" ET À PROSTITUTION DE MONTRÉAL.


On entend souvent les montréalais vanter le multiculturalisme de leur super métropole.  Ouverte sur le monde, leur "big city" est renommée pour ses festivals internationaux et ses événements sportifs de grande envergure.  Évidemment, face aux petits "habitants" arriérés du village de consanguins de Québec, les gens de l'agglomération du maire Denis Coderre font, à leurs propres yeux, figures de géants, représentant le summum de la civilisation moderne.  À les entendre faire l'éloge de leur merveilleux coin de pays, on n'est pas étonné qu'on accourt de partout à la ronde pour visiter cet endroit idyllique.

Il faut croire que, dans leur cas, comme le dit l'adage, «on est toujours mauvais juge de soi-même».  Car la réalité montréalaise est toute autre que celle décrite par leurs prétentieux citoyens; ces arrogants qui pètent plus haut que le trou.  D'ailleurs, "trou" est sans doute le mot qui dépeint le mieux leur localité et leur situation.  Reflet et incarnation de cet état misérable, le site du Grand Prix Du Canada a été récemment qualifié de «trou à rats» par le grand patron des courses automobiles de Formule 1 Bernie Ecclestone (au centre sur la photo ci-dessus).

D'accord, ce vieux magnat de la course automobile n'est pas le plus honnête et le plus diplomate des hommes.  Mais cet octogénaire, au langage souvent brutal, est indépendant de fortune et, à son âge vénérable, il n'a pas de temps à perdre avec de la "bull shit" du genre qui lui est servi quand il vient à Montréal pour le Grand Prix.  Il a horreur des gens qui, comme Coderre et les dirigeants du Grand Prix, ne respectent pas leurs engagements ou leur contrat.  Le grand cirque de la F-1 a déjà échappé à la métropole et Ecclestone a menacé de le faire à nouveau disparaître si on ne satisfait pas les conditions qu'il avait dictées, c'est-à-dire : investir 32,6 millions de dollars pour l'amélioration des installations du circuit Gilles-Villeneuve.


On devait livrer pour 2017 la modernisation et la réfection d'infrastructures comme les paddocks, et la tour de contrôle. On devait aussi améliorer les facilités médicales, jugées inadéquates.  Rien n'a encore été fait et il est clair que l'incompétent Coderre et ses acolytes ont failli à la tâche.  Le site de l'Île Sainte-Hélène ne sera pas prêt pour l'an prochain.  On remet également en question les vraies retombées économiques de ce happening sportif.  Elles seraient deux fois importantes que les estimations galvaudées par les autorités de la ville.

Un autre genre de retombées devraient inquiéter davantage tout le monde au Québec.  Le Grand Prix du Canada, et les autres grands rassemblements liés aux événements se déroulant à Montréal, attirent dans ce trou une quantité phénoménale de touristes sexuels.  Tellement que Montréal est devenue la capitale de la traite des femmes, des adolescentes et même des enfants (filles et garçons).  Pour les nombreux gangs de rue de la métropole, l'exploitation sexuelle et le proxénétisme sont maintenant plus payants et moins dangereux que le trafic de stupéfiants.  Il existe pourtant des lois qui criminalisent ces pratiques, mais on ne les fait pas respecter.

Per capita, en Amérique du Nord, c'est à Montréal qu'il se "vend" le plus de femmes et d'ados.  De la vulgaire marchandise à bas prix, étant donné l'abondance des recrues.  Il y a pas moins de 420 endroits où l'on vend du sexe à Coderre-ville : salons de massage, bars, motels, forment un immense bordel...  On peut s'acheter une pute comme on commande une pizza, avec la garniture et les "extra" désirés.  Ces pauvres objets de commerce sont de plus en plus jeunes, quatorze-quinze ans, parfois moins.


Dernièrement, à Laval, des filles ont fugué du Centre Jeunesse.  Les gens du service de police de Montréal pensent qu'elles sont justement allées se prostituer durant le Grand Prix, pour faire de l'argent facile.  Tombées dans les griffes des proxénètes des gangs de rue, elles courent de graves dangers : violence, toxicomanie, maladies et même la mort.

Même celles qui sortiront de cet enfer seront marquées à vie.  Un peu comme ces soldats victimes d'un choc post-traumatique, elles feront des cauchemars et auront du mal à retrouver l'équilibre.  Elles traîneront leur passé comme un boulet de honte.  Leur estime de soi en souffrira à jamais.  Des vies détruites, dans bien des cas.

Autrefois, au Québec, dans les années 40 et 50, au temps de la "grande noirceur" et de la main mise du clergé catholique sur la population, les parents donnaient une éducation très stricte et sévère à leurs enfants.  Il fallait absolument éviter les péchés.  Les filles, en particulier, devaient se vêtir convenablement en ne montrant pas trop de peau (les seins et les fesses encore bien moins).  Agir de la sorte, affirmaient les parents, c'était "se respecter".  Les moeurs ont bien changé et on peut rire de ces scrupules aujourd'hui.  Il n'en reste pas moins que, s'exposer comme de la marchandise, vendre son corps pour de l'argent, ce n'est pas se respecter.  Et les conséquences sont graves.

Il faut mieux éduquer nos jeunes.  C'est la principale richesse de notre société.  C'est notre avenir.  L'instruction c'est la clef de la formation et du développement humain.  Comme les lois -et les autorités chargées de les appliquer- qui sont sensées nous protéger, l'éducation doit remplir le rôle d'une sentinelle pour nous éclairer sur les choses de la vie et nous préserver des dangers qui nous guettent...  À Montréal surtout (sur trou)...